Votre immeuble résisterait-il à un tremblement de terre ? Ce que le Venezuela nous rappelle au sujet des structures métalliques en Espagne

Ce qui s’est passé au Venezuela et en quoi cela nous concerne

Le 24 juin 2026, le Venezuela a été frappé par une double secousse sismique exceptionnelle : un premier séisme de magnitude 7,2, suivi à peine quelques secondes plus tard par un deuxième séisme de magnitude 7,5, tous deux ayant leur épicentre dans l’État de Yaracuy. Les images satellites et les premières évaluations des dégâts font état de dizaines de milliers de bâtiments endommagés.

Toutefois, d’un point de vue technique, la magnitude à elle seule n’explique pas l’ampleur des dégâts.

Les premières évaluations techniques mettent en évidence des facteurs connus depuis des décennies dans le domaine de l’ingénierie sismique :

Bâtiments ne répondant pas aux normes sismiques modernes: une grande partie du parc immobilier a été conçue et construite selon d’anciennes normes ou avec des détails structurels qui ne seraient plus considérés aujourd’hui comme adaptés aux zones sismiques.
Rez-de-chaussée ouverts ou « étages souples »: de nombreux bâtiments endommagés présentent la configuration classique d’un garage ouvert ou d’un étage commercial au rez-de-chaussée, ce qui réduit considérablement la rigidité du niveau inférieur. Lorsque cette irrégularité structurelle apparaît, le risque de concentration des déformations et d’effondrement augmente considérablement.
Problèmes liés à l’application et au contrôle de la réglementation: L’expérience internationale montre que l’existence d’une réglementation parasismique ne garantit pas toujours que tous les bâtiments existants ou en cours de construction atteignent le niveau de sécurité prévu. Et c’est précisément là qu’apparaît une question importante pour l’Espagne.

Démystifier le mythe : l’Espagne est bel et bien une zone sismique

On pense souvent que les séismes majeurs sont un problème propre au Japon, à la Californie ou à l’Amérique latine.

La réalité est tout autre.

L’Espagne dispose d’une norme spécifique relative à la construction parasismique, la NCSE-02, approuvée par le décret royal n° 997/2002.

Son application dépend de différents facteurs :

Accélération sismique de base.
Utilisation du bâtiment.
Typologie structurelle.
Hauteur du bâtiment.

Les zones présentant le plus grand risque sismique se concentrent principalement dans :

Grenade.
Málaga.
Almería.
Murcie.
Alicante.
Une partie de Huelva.

Mais il existe également des zones soumises à des exigences sismiques dans des régions telles que la Catalogne, la Communauté valencienne, la Navarre ou les Pyrénées.

En d’autres termes : la conception parasismique n’est pas une préoccupation propre au sud de l’Espagne.

Par ailleurs, le séisme de Lorca de 2011 a mis en évidence la nécessité de continuer à faire évoluer la réglementation et de l’aligner progressivement sur les critères les plus avancés de l’Eurocode 8.

Ce que le Japon nous apprend en matière de construction parasismique

En matière d’ingénierie sismique, le Japon reste la référence mondiale.

Il est d’ailleurs intéressant de constater que l’évolution de l’ingénierie japonaise ne s’est pas limitée à la construction de bâtiments plus résistants.

L’objectif actuel est bien plus ambitieux : empêcher l’énergie du séisme d’atteindre la structure.

Les trois grandes stratégies actuellement mises en œuvre sont les suivantes :

Taishin : résister au séisme

La structure résiste aux forces sismiques grâce à des éléments de résistance spécialement dimensionnés à cet effet.

Seishin : dissiper l’énergie

Le bâtiment est équipé d’amortisseurs et de dissipateurs qui absorbent une partie de l’énergie générée par le séisme.

Menshin : isolation sismique

La structure est physiquement découplée du sol grâce à des isolateurs spéciaux installés à la base, ce qui réduit considérablement les accélérations transmises au bâtiment.

Le message est clair :

Les pays les plus avancés en matière d’ingénierie sismique sont passés du concept traditionnel de « résistance aux séismes » à des systèmes capables de dissiper l’énergie ou d’isoler le bâtiment des mouvements du sol. Dans ce contexte, la grande ductilité et la légèreté des structures métalliques en font l’une des solutions les plus efficaces pour la conception antisismique moderne.
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Pourquoi l’acier présente-t-il des avantages en matière de résistance aux séismes ?

Le principal avantage de l’acier par rapport aux autres systèmes structurels porte un nom technique :

Ductilité

Une structure ductile est capable de subir des déformations importantes avant d’atteindre le point de rupture, absorbant et dissipant ainsi l’énergie pendant le séisme.

En termes simples :

L’acier ne cherche pas à être totalement rigide. Il cherche à se déformer de manière contrôlée.

C’est précisément cette capacité de déformation qui permet à de nombreux bâtiments de rester debout même lors de secousses sismiques extrêmement violentes.

L’ingénierie sismique moderne privilégie les systèmes structurels hautement ductiles, dans lesquels l’acier présente des avantages significatifs par rapport au béton armé classique.

Avantages de la structure métallique dans une zone sismique

* Grande ductilité

Il permet d’importantes déformations avant la rupture.

* Poids à vide réduit

Une masse réduite implique des forces sismiques moindres exercées sur la structure et les fondations.

* Contrôle qualité

La fabrication en atelier permet un meilleur contrôle des dimensions et de la réalisation.

* Facilité de renforcement

Les interventions ultérieures s’avèrent plus simples que dans de nombreuses structures en béton.

* Compatibilité avec les systèmes avancés

Les systèmes métalliques se prêtent particulièrement bien aux solutions de dissipation et d’isolation sismique.

Le facteur « poids » revêt une importance particulière.

La force sismique qui s’exerce sur une structure dépend directement de sa masse.

Une structure métallique est généralement nettement plus légère qu’une solution équivalente en béton, ce qui réduit les forces auxquelles elle doit résister en cas de tremblement de terre.

L’erreur la plus courante : penser que l’acier à lui seul résout le problème

Il convient ici d’être clair.

Une structure métallique n’est pas automatiquement une structure antisismique.

La qualité du design reste un facteur déterminant.

Les points critiques sont les suivants :

Joints

Lors d’un tremblement de terre, les joints sont généralement les zones les plus sollicitées.

Une conception déficiente peut compromettre le comportement global de l’ensemble de la structure.

Contreventements

Les croisillons de Saint-André, les diagonales, les systèmes concentriques ou excentriques présentent des comportements différents et doivent être choisis en fonction des objectifs de conception.

Régularité structurelle

Les irrégularités au niveau de la disposition ou de la hauteur peuvent entraîner des concentrations d’efforts et des déformations.

C’est exactement le problème que l’on observe chez de nombreuses plantes à tige souple.

Terrain

Deux bâtiments identiques peuvent se comporter de manière très différente selon le type de sol sur lequel ils reposent.

Les sols meubles ont tendance à amplifier l’action sismique.


Que faisons-nous chez Jansa Metal ?

Chez Jansa Metal, nous concevons, fabriquons et montons des structures métalliques en tenant compte des exigences sismiques lorsque le projet l’exige.

Nous pouvons :

Effectuer des calculs de structure en tenant compte de l’action sismique conformément à la norme NCSE-02 et à l’Eurocode 8.
Concevoir des assemblages spécifiques pour la résistance aux séismes.
Dimensionner les systèmes de contreventement et de dissipation d’énergie.
Étudier les renforts antisismiques à l’aide d’une structure métallique.
Collaborer avec les bureaux d’études et les architectes dès les premières phases du projet.

Nous en faisons la demande chaque fois que la réglementation l’exige.

Et, dans de nombreux cas, nous le recommandons même lorsque cela n’est pas obligatoire, car la conformité réglementaire correspond à un minimum légal, et non nécessairement au niveau de sécurité le plus élevé possible.

Conclusion

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